Ce week-end, le soleil était une nouvelle fois au rendez-vous pour nous permettre d'aller à la rencontre des Boulonnaises et Boulonnais afin de leur présenter notre projet pour notre ville.
Des échanges constructifs et conviviaux, loin des attaques et des polémiques politiciennes que certains de nos "compétiteurs" affectionnent particulièrement en cette fin de campagne.











L'abstention : incertitude des elections.
L’abstention consiste à ne pas participer à une élection ou à des opérations de référendum. Elle traduit soit un désintérêt total pour la vie publique, soit un choix politique actif consistant à ne pas se prononcer afin de montrer son désaccord.L’abstention consiste à ne pas participer à une élection ou à des opérations de référendum.
Selon l’article 3 de la constitution, la Souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Le peuple exprime sa Souveraineté en votant afin de choisir ses représentants ou de faire valoir son point de vue lors d’un référendum. C’est cette participation des citoyens qui fonde et légitime la démocratie représentative.
En France, le vote est un droit et un devoir, mais pas une obligation stricte. Les citoyens peuvent choisir d’exercer ou non ce droit sans être sanctionnés. Mais, dans certains États, le vote est obligatoire. Ce système est lié à la théorie de l’électorat-fonction selon laquelle le droit de vote n’est pas seulement un droit, qu’il est possible ou non d’exercer, mais une véritable fonction que la nation confie aux citoyens.
Depuis une dizaine d’années, on observe une augmentation significative des votes blancs lors des consultations électorales. Le vote blanc demeure néanmoins un comportement électoral peu étudié. Considéré comme un suffrage non-exprimé, il a longtemps été assimilé à une erreur de l’électeur ou encore à une marque d’indifférence à l’égard de la politique.
L’analyse politique du vote blanc montre qu’il constitue, au contraire, une expression, celle d’une insatisfaction face à une offre politique trop restreinte.
L’analyse idéologique confirme le caractère expressif de ce vote. Les « votants blancs » portent un intérêt particulier à la politique, ont des exigences en la matière et manifestent, par leur vote, une déception à l’égard de la politique, qu’elle soit momentanée ou structurelle. En votant blanc, ils souhaitent faire passer un message et espèrent des changements. Les personnes qui ont voté blanc ou nul ne sont généralement pas considérées comme abstentionnistes mais le résultat est identique : leur choix n’est pas pris en compte.
Ce texte met en exergue la question de l’institution d’un vote obligatoire. Cette notion serait contraire à la tradition française : le vote est un droit et non un devoir, en France.
La conquête du suffrage universel a connu une longue histoire dans notre pays, comme dans d’autres d’ailleurs, et il est choquant de voir les Français ne pas utiliser leur droit de vote alors que beaucoup d’individus, dans des pays moins favorisés, seraient heureux de le faire. En conclusion, le phénomène de l’abstention ne doit pas dramatiser le débat participatif.
Merci et bonne continuation,
David Barthe Consultant.
Rédigé par: David Barthe | 01 mars 2008 à 14:19